Les symptômes du syndrome de l’intestin irritable

Le syndrome de l’intestin irritable (SII) ou colopathie fonctionnelle est un trouble dont je souffre depuis toujours (Je crois), mais qui s’est vraiment déclarée et aggravée il y a plus d’un an (En novembre 2020). Il est caractérisé par de nombreux symptômes. Ces derniers peuvent différer en fonction des individus. Par exemple, les miens sont surtout les spasmes, un inconfort et les douleurs intestinales, mais c’est sûrement différent des tiens. Ils n’ont pas forcément la même intensité non plus. Nous ne sommes pas tous égaux face à la maladie. Cependant, il existe tout de même une liste de signes cliniques qui peuvent amener à ce diagnostic en complément d’examens médicaux. De plus on retrouve toujours quelques similitudes entre les malades.

La symptomatologie du SII

Quand on parle de colopathie fonctionnelle, c’est un terme un peu « bâtard », car c’est souvent dans cette catégorie que dont classés les pathologies digestives dont on ne trouve pas la cause. Ce qu’on sait, c’est que c’est une anomalie fonctionnelle et non organique. Cela veut dire que logiquement, lors d’examens plus poussés comme la coloscopie, on ne devrait pas retrouver de trouble prononcé. C’est ce qui différencie le syndrome de l’intestin irritable des cancers ou des maladies inflammatoires.

Sur le compte Instagram que je gère en parallèle, j’ai pu échanger avec certaines personnes dans ma situation et les premières consultations commencent souvent de la même façon avec trois signes digestifs récurrents :

  • Des douleurs intestinales ;
  • Un changement dans les habitudes intestinales : Apparition de diarrhée, constipation ou alternance des deux ;
  • Inconfort digestif, souvent après les repas.

Bien entendu, ce ne sont pas les seuls symptômes de la maladie. On peut retrouver aussi d’autres signes digestifs comme :

  • Les ballonnements ;
  • Les éructations ;
  • Une distension abdominale ;
  • Des flatulences ;
  • Du mucus dans les selles, parfois en grande quantité ;
  • Des nausées…

Et chez certaines personnes, mais ce n’est pas mon cas, il peut y avoir des troubles qui ne sont pas digestifs. Des sueurs, un mal de dos, de tête, une dépression (Qui peut aussi être une cause), de la fatigue, etc.

Bref, comme on peut le voir, c’est assez variable et les examens complémentaires sont obligatoires pour poser un diagnostic.

Un état général conservé

Ce qui permet de s’orienter vers un syndrome de l’intestin irritable, c’est qu’à part les symptômes ci-dessus, il n’y a pas de symptômes considérés comme grave. Tu comprends bien que je ne dis pas que la colopathie n’est pas embêtante, bien au contraire. Je la subis chaque jour ou presque, donc je ne peux pas dire cela. J’explique simplement qu’on ne retrouve pas de critères de gravité comme du sang dans les selles ou une perte de poids rapide et importante en quelques semaines/mois. Les prises de sang sont aussi généralement très bonnes sans carences apparentes.

En bref, l’état général se présente plutôt bien à l’auscultation et l’interrogatoire par le médecin ou le gastro-entérologue.

Souvent, les personnes atteintes sont très stressées et s’imaginent le pire, ce qui n’arrangent pas les choses. C’est mon cas. J’ai tendance à être hypochondriaque. Et bien que professionnel de santé, je n’arrive pas toujours à me raisonner et crains le pire.

Par contre, un terrain angoissé est aussi un critère à prendre en compte dans le diagnostic même si c’est loin d’être l’unique cause. Si les symptômes diminuent pendant les vacances ou les périodes de bien être émotionnel alors, on peut quasiment assuré que le SII est la cause. En effet, pour prendre l’exemple d’un cancer, il ne disparait pas lors d’un repos.

Les signes sont généralement présents depuis longtemps, sans forcément devenir plus incommodants avec le temps. Ce caractère chronique est aussi un signe de la maladie.

3 types de troubles fonctionnels intestinaux

Quand on parle de SII, on remarque donc qu’il n’est pas le même pour tout le monde. D’ailleurs, il est souvent classé en trois catégories :

  • Le SII avec diarrhée : Une diarrhée qui prédomine dans la maladie ;
  • Le SII avec constipation : Constipation la majorité du temps ;
  • Et le SII avec alternance diarrhée et constipation : Des périodes de diarrhée ou de constipation et parfois une alternance des deux sur un court moment.

Tu souffres de quel type de colopathie fonctionnelle toi ? Dis-moi en commentaire et raconte-moi ton expérience et ton parcours médical.

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