Quels sont les 4 types d’intestins irritables ?

Le syndrome de l’intestin irritable est une maladie assez compliquée. Premièrement, elle est diagnostiquée par élimination. C’es-à-dire, qu’il faut faire un tas d’examens médicaux comme la coloscopie, le scanner ou une prise de sang, pour pouvoir la diagnostiquer, pour éliminer des causes plus graves tels que les cancers ou les maladies inflammatoires. Généralement, on ne détecte aucune anomalie, et c’est donc à ce moment qu’on parle de colopathie fonctionnelle. Secondement, on ne comprend pas cette maladie. On ne sait ni d’où elle vient (Même s’il y a des pistes), ni comment la soigner complétement. Et comme peu de médecins sont formés, les patients en souffrant, peuvent se sentir incompris et délaissés, à juste titre. Mais comme si ça ne suffisait pas, il y a plusieurs types de SII. Voyons ensemble à quoi ils correspondent.

Les signes en faveur d’un intestin irritable

Quel que soit le type de SII, il y a des symptômes qui sont communs avec cette maladie. En effet, le diagnostic est réalisé sur différents points appelés critères de Rome.

Voici un bref résumé de ce qu’on y retrouve :

  • Des douleurs abdominales rythmées par la défécation
  • Un changement de fréquence et de forme des selles (Diarrhée, constipation…)
  • Des douleurs depuis plus de 6 mois

Donc, une personne dont les examens médicaux ne révèlent rien et qui a coche au moins de ces critères, est certainement colopathe.

Les 4 types de colopathie fonctionnelle ou SII type D

Les différents types de colopathie sont classés par la consistance des selles. Les autres symptômes n’entrent pas vraiment en compte.

La colopathie de type D, est une colopathie dans laquelle la diarrhée est prédominante. Cela veut dire, que les sujets atteints sont, la grande majorité du temps diarrhéique. Sur l’échelle de bristol, nous sommes plutôt sur les types 6 (Selles molles) et 7 (Selles liquides). Il n’est pas rare d’aller aux toilettes plusieurs fois par jour, surtout le matin ou après les repas. Le transit est ainsi accéléré.

La colopathie de type C, est à l’inverse une colopathie dans laquelle la constipation prédomine. Les personnes atteintes peuvent ne pas aller aux toilettes pendant plusieurs jours, ce qui occasionne des douleurs importantes, notamment en bas à gauche du ventre.

Le SII dit mixte (M). Alors là, le nom est encore très parlant, car c’est un trouble alternant la constipation et la diarrhée. Parfois, lors d’une même journée, il peut être possible d’avoir une difficulté à expulser les selles, puis plus tard, avoir une diarrhée. Il se peut que les périodes s’alternent durant de plusieurs jours ou semaines.

Et pour terminer, il y a le syndrome de l’intestin irritable de type indéterminé (I). Cela veut dire que les personnes atteintes ont des symptômes des critères de Rome, mais peu ou pas de modification de la consistance des selles. En d’autres termes, il y a de la douleur, un inconfort, mais sans problème de transit handicapant.

Pour conclure

Chaque personne est vraiment différente face au syndrome de l’intestin irritable. Nous n’avons pas tous le même et la cause peut aussi variée d’un individu à l’autre. Cela est donc très important dans le processus de guérison, car les traitements, les régimes alimentaires et toutes les actions misent en place, doivent être personnalisée. C’est pourquoi un suivi par un professionnel qualifié est important pour trouver des solutions efficaces. Cela peut être un naturopathe, un diététicien ou encore un gastro-entérologue.

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