La colopathie fonctionnelle : Un diagnostic d’élimination

On ne va pas se mentir, la colopathie fonctionnelle, c’est quand même une sacrée mer**. Déjà les symptômes ne sont pas des plus sexy. Entre flatulences, diarrhée et douleurs abdominales, ce n’est pas plaisant. Les gens autour de nous ne comprennent pas forcément pourquoi on ne mange pas ou pourquoi on ne sort pas. En plus, on ne nous prend pas vraiment au sérieux généralement. Que ce soit les médecins ou l’entourage. Qui n’a pas eu de remarque du genre « c’est dans la tête » ou encore « il faut vous détendre ». Bref, c’est la galère. Mais pour couronner le tout, cette maladie n’en est pas vraiment une aux yeux de la médecine. C’est-à-dire qu’on donne un diagnostic de colopathie par défaut. Je t’explique tout cela.

Une maladie ou des maladies ?

La colopathie fonctionnelle n’est pas une maladie en soi. En effet, elle peut avoir différentes origines en fonction des personnes touchées. A l’inverse des autres pathologies dont on sait habituellement à quoi elles sont dues. Certains colopathes ne vont pas bien digérés les graisses par exemple. D’autres ne vont pas supporter certains aliments, avoir un SIBO ou un foie fainéant. Mais, la conséquence est la même, cela provoque des troubles digestifs plus ou moins handicapants.

C’est pour cette raison, qu’on parle plutôt de troubles fonctionnels intestinaux. Du coup, on peut dire qu’il y a plusieurs maladies possibles qui provoquent les mêmes symptômes et qu’on regroupe dans les troubles fonctionnels.

En gros, c’est une maladie fourre-tout.

Un diagnostic d’élimination

Les médecins ne comprennent pas forcément cette maladie, sauf quelques exceptions. Et c’est assez normal, car elle est encore peu connue et il n’y a pas vraiment d’étude sur le sujet. Le patient vient pour des troubles digestifs, mais ils n’appartiennent à aucune maladie. Pas de cancer, pas de maladie inflammatoire… Bref, c’est une énigme.

On sait cela, car tous les examens reviennent généralement bon.

Le praticien, souvent un gastro-entérologue, va d’abord effectuer un examen physique avec une palpation et un interrogatoire. Il n’y a souvent rien d’anormal. Ensuite, il peut pousser l’investigation en fonction de différents critères comme l’âge et les symptômes. Par exemple, s’il y a du sang dans les selles, cela n’est pas un signe de colopathie.

Voici quelques examens que le médecin peut demander :

  • Une coloscopie : Pour explorer le rectum et le colon
  • Une gastroscopie : Pour explorer œsophage, duodénum et estomac
  • Des prises de sang
  • Un scanner, une échographie : Pour visualiser les différents organes comme le pancréas ou le foie
  • Une analyse des selles

Ce n’est évidemment pas une liste exhaustive, mais ce sont les plus courants.

Généralement, les résultats sont très bons et on ne perçoit aucune anomalie. Du coup, quand on ne trouve rien, on pose le diagnostic de colopathie.

Il peut aussi être demandé un test pour le SIBO si le médecin connaît.

Le SIBO

Je ferai un article plus complet sur le SIBO, car cela mérite qu’on s’y attarde. Mais pour faire simple, le SIBO est une pullulation bactérienne de l’intestin grêle. Il provoque des troubles digestifs importants et est souvent un diagnostic différentiel pour la colopathie.

Le test peut se faire chez soi ou dans un centre hospitalier reconnu.

Généralement, le traitement proposé est à base d’antibiotiques et d’une alimentation adaptée.

Je pense que cela devrait être un examen obligatoire dans un parcours médical lorsqu’il y a des troubles fonctionnels intestinaux. Cela éviterait que les symptômes ne durent trop longtemps sans être soignés. Par exemple, moi on ne m’a jamais proposé de faire le test. Je le ferai peut-être seul si je n’arrive pas à aller mieux dans le futur.

Une errance médicale

Dans la majorité des cas, une personne ayant les intestins irritables, va être en bonne santé. Je m’explique. Evidemment, le malade a beaucoup de symptômes divers et variés, mais le reste de son état général est bon.

Cela se confirme donc avec les examens médicaux qu’on vient de voir. Il n’y a pas de problématique importante.

Du coup, personne ne sait vraiment quoi faire. Ni le patient, ni le corps médical. Nous avons alors tendance à essayer de nous soigner nous-même avec divers médicaments et en cherchant des remèdes sur internet. Grave erreur, car en faisant tout cela, cela peut empirer. En effet, l’astuce qui fonctionne avec untel ne fonctionnera probablement pas avec toi.

Mais tu vas me dire, on fait comment alors ? C’est bien ça le problème malheureusement, je n’ai pas la solution. Tu peux essayer de trouver un gastro très calé sur le sujet par exemple, ou alors une naturopathe qui te proposera un suivi adapté. La solution peut venir d’un professionnel à l’écoute, mais c’est une denrée rare :).

Ce qui fonctionne généralement, et ce qui est proposé, c’est le régime sans FODMAP. Je te mets un lien ici pour que tu saches ce que c’est, mais cela a fait ses preuves pour les personnes colopathes.

Une maladie à part

Pour conclure, on peut donc dire que la colopathie est une maladie à part. En effet, elle est peu connue et on ne sait pas vraiment comment la traiter. De plus, on ne l’évoque que quand toutes autres maladies sont éliminées et qu’il n’y a pas d’autre réponse médicale.

On peut se rassurer en se disant que ce n’est pas grave, mais cela n’empêche pas certaines personnes de souffrir sans avoir de réponse.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.