Comment savoir si je suis atteint de troubles fonctionnels intestinaux ?

Bon bon bon, c’est bien beau de parler de troubles intestinaux, de colopathie ou de SII, mais comment faire la différence entre cette maladie et une autre maladie digestive ? Parce que oui, énormément de français, et même de personnes dans le monde, ont des problèmes avec leurs intestins. C’est très répandu, et cela ne devrait pas aller en s’arrangeant. Du coup, je me suis dit que j’allais t’expliquer comment tu peux savoir si tu as une colopathie ou complétement autre chose. En fait, c’est assez simple à déterminer. Ce qui l’est moins c’est de savoir pourquoi on en souffre et comment résoudre ce problème. Mais ça, c’est encore une autre histoire au pays non magique du SII…

L’âge de la personne ayant des troubles fonctionnels intestinaux

Tout d’abord, quand on a des troubles digestifs, il est normal de s’inquiéter et d’envisager toutes les causes possibles. Pour la colopathie, l’âge est souvent un critère décisif sur les maladies tumorales comme le cancer du côlon par exemple. En effet, après 50 ans, c’est un risque plus élevé que lorsque la personne a 30 ans. De plus la colopathie fonctionnelle se déclare souvent entre 30 et 40 ans, donc, l’âge est un premier indicateur. Même si dans cette tranche d’âge, on peut retrouver d’autres maladies moins graves qu’un cancer comme la diverticulite par exemple.

Par contre, quand on a moins de 30 ans, il faut aussi faire attention aux maladies inflammatoires comme la rectocolite hémorragique ou la maladie de Crohn par exemple. C’est souvent entre 20 et 30 ans que ces maladies se déclarent.

Évidemment, ce ne sont que des statistiques et pas une science exacte, mais c’est un premier indicateur.

Les symptômes physiques

Certains symptômes physiques font aussi pencher la balance vers une colopathie plutôt qu’une autre maladie. En effet, même s’ils peuvent être communs d’autres maladies, les signes suivants sont évocateurs :

  • Maux de ventre plutôt dans le bas ventre ou région du nombril ;
  • Troubles du transit avec constipation, diarrhée ou alternance des deux ;
  • Un changement du rythme des selles ;
  • L’ancienneté des symptômes ;
  • Inconfort digestif.

Cela est très fréquemment après les repas ou le matin au réveil.

Par contre, d’autres symptômes ne sont pas du tout liés au syndrome de l’intestin irritable et nécessitent de pousser les investigations lorsque certaines personnes en souffrent :

  • La perte de poids importante : Plus de 10% du poids de forme ;
  • Un changement de la couleur des selles : Noires, claires ou jaunes ;
  • Et les saignements ainsi que le sang dans les selles.

Les critères de Rome

Pour aider au diagnostic, il y a les critères de Rome qui datent de 2016. Pour faire simple, pour être diagnostiqué colopathe il faudrait avoir des douleurs abdominales au moins un jour par semaine durant 3 mois avec une modification de la fréquence des selles et le la consistance.

Les examens médicaux pour le diagnostic

Ca va peut-être te paraître bizarre, mais le SII est une maladie qui peut se diagnostiquer sans examens médicaux. Un examen physique et un interrogatoire peuvent suffire. S’il n’y a pas de signes de gravité associés, alors c’est possible. Mais dans la majorité des cas, le médecin préconise tout de même certains tests pour éviter une omission.

Généralement, les médecins qu’on rencontre dans un parcours de soins de ce type, c’est tout d’abord le médecin traitant qui nous oriente vers un spécialiste gastro-entérologue, s’il n’y a pas d’amélioration.

C’est ce dernier qui va nous prescrire quelques examens :

  • Coloscopie : Permet de visualiser tout le colon avec une caméra
  • Gastroscopie : On peut voir l’œsophage, l’estomac et le duodénum
  • Échographie : voir un scanner pour visualiser les autres organes comme le foie et le pancréas

Lors de certains de ces examens, des prélèvements sont effectués pour éliminer la maladie cœliaque ou un cancer colorectal avec une biopsie.

Bien entendu, une ou plusieurs prises de sangs complémentaires peuvent être réalisées pour voir que tout va bien. On retrouve des marqueurs inflammatoires, des marqueurs tumoraux, etc.

D’autres examens peuvent être demandés en complémentaire comme le test SIBO (Prolifération bactérienne) ou pour la candidose digestive. On peut aussi proposer des recherches d’intolérances alimentaires par exemple.

Pour conclure

On peut dire que la colopathie fonctionnelle est une maladie qui dure dans le temps avec un inconfort très présent, mais sans signe de gravité comme la perte de poids ou du sang dans les selles. Le médecin décide ou non d’aller plus loin dans les investigations.

Le SII n’est donc pas grave, mais invalidante au quotidien pour les personnes qui la subisse.

Pour s’en sortir, il ne faut pas hésiter à rechercher un médecin spécialisé et rencontrer des professionnels auxquels on ne pense pas toujours comme l’ostéopathe, le psychologue ou la naturopathe.

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